Communiqué de presse Roya citoyenne du 25/3/19 : « 7 gardes à vue : STOP A L’INTIMIDATION, A LA REPRESSION ET A L’ARBITRAIRE » / Communiqué en italien

STOP A L’INTIMIDATION, A LA REPRESSION ET A L’ARBITRAIRE

Mercredi 13 mars 2019 à l’aube, sept personnes, dont 3 membres du Conseil d’administration de l’association Roya citoyenne, sont interpellées dans un déploiement inouï de forces de police armées, pour certains devant des enfants en bas âge affolés.

Cette opération a été menée sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Nice par l’Office Central pour la répression de l’immigration irrégulière et l’emploi d’étrangers sans titres, qui a dépêché une soixantaine de gendarmes des brigades de Eze, Menton, La Turbie, Cap d’Ail, La Trinité, Villeneuve-Loubet…

Plus de 30 heures de garde à vue pour « aide à l’entrée et au séjour irrégulier », des interrogatoires sans fin révélant des placements sur écoutes de plusieurs d’entre eux depuis bientôt un an, des perquisitions accompagnées de chiens, avec saisies des ordinateurs de la trésorière et de la chargée de communication, ainsi que de son téléphone portable, de pièces comptables, manifestement à la recherche d’une incrimination pour « bande organisée » pour, in fine, des libérations sans suite… L’enquête se poursuit néanmoins ! De toute évidence, les pouvoirs publics visent à rendre impossible le fonctionnement de l’association.

Alors que :

– depuis près de trois ans, Roya citoyenne dénonce avec force la carence de l’Etat dans la prise en charge effective des mineurs et des demandeurs d’asile, à la frontière franco-italienne comme dans la vallée.

– depuis près de trois ans, Roya citoyenne est contrainte de mettre en place un accompagnement des exilés pour la préservation de leurs droits les plus fondamentaux parfaitement connu des autorités (déclaration de l’état civil des demandeurs d’asile par mail préalable auprès de la gendarmerie de Breil)

– de nombreuses décisions de justice sont venues confirmer les entraves au droit des étrangers faites par la Préfecture des Alpes-Maritimes.

– un signalement précis d’infractions commises à la frontière par les autorités de police, déposé par le SAF et la LDH, a eu pour conséquence l’ouverture d’une enquête sur les pratiques de la PAF

– de grandes associations nationales telles que Amnesty International, la Cimade, le Gisti, l’Anafé, la Commission Consultative des Droits de l’Homme, le Défenseur des Droits, tous dénoncent le même constat accablant sur les violences et les violations des droits à la frontière.

… Le gouvernement a fait choix de s’attaquer aux citoyens solidaires qu’il poursuit sans relâche pour les affaiblir et tenter d’enrayer la solidarité avec ceux qui ont risqué leur vie et qui, au lieu d’être accueillis par la France dans le respect de ses propres lois et de ses engagements internationaux, ont subi enfermement, refoulements, violences inacceptables, et alors même que la fraternité vient d’être élevée au rang de valeur constitutionnelle !!

En réalité, c’est le soutien à l’ensemble des personnes les plus vulnérables qui devient suspect ! On tente d’atteindre, par des pressions politico-judiciaires, la détermination de ceux pour qui la solidarité n’est pas un vain mot. A l’heure où les instances de l’ONU ont taclé la France au vu de la spirale répressive développée à l’encontre des mouvements sociaux, son gouvernement s’enfonce dans la voie de la violence et de la répression.

Forts des valeurs de solidarité et de la fraternité qui nous animent, nous poursuivrons ensemble nos actions envers celles et ceux dont les droits les plus élémentaires sont bafoués et violentés tous les jours.

Vallée de la Roya, le 26 mars 2019. 


STOP ALL’INTIMIDAZIONE, ALLA REPRESSIONE E
ALL’ARBITRARIETA’


Mercoledì 13 marzo 2019 all’alba sette persone, tra cui 3 membri del Consiglio di amministrazione dell’Associazione Roya Citoyenne, sono state fermate,con ingente  dispiego di forze, da agenti di polizia armati, per alcuni anche davanti ai bambini impauriti.

L’operazione è stato condotta, su ordine di un giudice istruttore di Nizza, da parte dell’Ufficio centrale per la repressione dell’immigrazione irregolare che ha mobilitato una sessantina di agenti delle brigate di Eze, Mentone, La Turbie, Cap d’Ail, La Trinité, Villeneuve-Loubet…

Più di 30 ore di fermo per “favoreggiamento dell’immigrazione illegale”, lunghi interrogatori sulla base di intercettazioni telefoniche di alcuni dei fermati messe in atto da oltre un anno, perquisizioni anche accompagnate dai cani con sequestro dei computer delle responsabili della contabilità e della comunicazione, oltre che dei cellulari e dei documenti contabili, evidentemente alla ricerca di “un’incriminazione per banda organizzata”. Risultato finale: il rilascio dei fermati senza alcun capo di imputazione… Ciò nonostante l’inchiesta continua! È chiaro che i poteri pubblici vogliono rendere impossibile il funzionamento dell’Associazione.

Tenuto conto che:

  • da circa tre anni Roya citoyenne denuncia con forza le carenze dello Stato nel farsi efficacemente carico dei minori e dei richiedenti asilo alla frontiera franco-italiana e nella Val Roja;
  • da circa tre anni Roya citoyenne è costretta a effettuare un accompagnamento degli esiliati per tutelare i loro diritti fondamentali, cosa perfettamente nota alle autorità (la dichiarazione dello stato civile dei richiedenti asilo deve essere inviata per email preventiva alla Gendarmeria di Breil);
  • numerose sentenze dell’autorità giudiziaria hanno confermato come la Prefettura del dipartimento Alpi-Marittime abbia posto ostacoli ai diritti degli stranieri;
  • una circonstanziata segnalazione di infrazione alla frontiera, depositata dal SAF (Sindacato degli Avvocati di Francia) e dalla LDH (Lega per i diritti umani), ha portato all’apertura di un’inchiesta sulle pratiche messe in atto dalla PAF (polizia di frontiera);
  • importanti associazioni a livello nazionale come Amnesty International, la Cimade, il Gisti, l’Anafé, la Commission Consultative des Droits de l’Homme, il Défenseur des Droits denunciano identiche constatazioni riguardanti gravi violenze e violazioni dei diritti alla frontiera

il Governo ha scelto di attaccare i cittadini solidali che vengono  perseguiti di continuo nel tentativo di indebolirli e di impedire la solidarietà versoquanti hanno rischiato la vita e che, invece di essere accolti dalla Francia nel rispetto delle sue proprie leggi e impegni internazionali, vengono imprigionati o respinti e subiscono violenze inaccettabili e questo proprio quando il concetto di fraternità viene elevato a rango di valore costituzionale!!

In realtà ciò che è diventato sospetto è soprattutto il sostegno alle persone più vulnerabili! Mediante pressioni politico-giudiziarie si cerca di colpire la determinazione di coloro per i quali la solidarietà non è una parola vuota.

Nel momento in cui gli organismi dell’ONU hanno richiamato la Francia in relazione alla spirale repressiva attuata nei confronti dei movimenti sociali, il suo governo percorre con sempre maggiore impegno la strada della violenza e della repressione.

Forti dei valori di solidarietà e fraternità che ci animano, noi proseguiremo insieme la nostra azione verso tutti coloro i cui diritti vengono ignorati e calpestati ogni giorno.

                                                                                  Val Roja, 26 marzo 2019

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