Sur « ilfattoquotidiano.it » Arrestation rocambolesque de 7 villageois de la Roya le 13 mars 2019 à l’aube

 Dans Actualités, Frontière franco-italienne, Information, Revue de presse
https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/03/15/francia-blitz-a-casa-di-chi-aiuta-migranti-al-confine-portati-via-in-manette-e-rilasciati-dopo-piu-di-24-ore-senza-accuse/5038237/#
Nous reprenons ici en version française traduite par Jean-Marc Tagliaferri et en version originale italienne un article paru dans l’excellent journal d’information italien en ligne « Ilfattoquotidiano.it » que nous remercions chaleureusement ici d’avoir si rapidement réagi

En France, raid policier sur les maisons où habitent ceux qui aident les migrants à la frontière: «Emmenés menottes aux poignets et relâchés après plus de 24 heures sans poursuites»

Mercredi (13 Mars 2019 NDT), à peine après l’aube, diverses patrouilles des forces de l’ordre ont fait irruption dans les logements de 7 membres du collectif «Roya Citoyenne» qui s’occupe d’héberger et de soigner des personnes qui, une fois qu’elles ont franchi la frontière, restent dans la rue. Depuis des mois, un magistrat niçois, Alexander Julien cherche à trouver des personnes à accuser individuellement de «favoriser l’immigration clandestine»

par Pietro Barabino | 15 Mars 201

https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/03/15/francia-blitz-a-casa-di-chi-aiuta-migranti-al-confine-portati-via-in-manette-e-rilasciati-dopo-piu-di-24-ore-senza-accuse/5038237/#

Paysans, enseignants, guides alpins, retraités. Ce sont les personnes qui entre 2016 et 2017 se sont unies dans le collectif “Roya Citoyenne” pour aider aux déplacements des migrants, souvent mineurs, qui se trouvaient déjà en territoire français, à peu de kilomètres de la frontière de Vintimille, séparés du reste de la France par les routes et les sentiers de la vallée de la Roya, aussi dangereux que militarisés. Mercredi, quelques minutes avant l’aube diverses patrouilles d’agents de la gendarmerie, en tenue anti-émeutes, hont fait irruption dans les habitations de sept d’entre eux. Symptôme de la manière dont continuent en France, les opérations de contrôle sur les personnes et les associations impliquées dans la défense des droits des migrants qui arrivent d’Italie. Après plus de 24 heures de garde à vue, ils ont été libérés tous les sept, sans aucun chef d’inculpation.

Une aide, celle de quelques habitants de la vallée de la Roya,dont «ilfattoquotidiano.it» a déjà fait état (https://www.ilfattoquotidiano.it/2017/07/30/migranti-i-pensionati-della-val-roja-che-offrono-il-proprio-letto-criminalizzano-la-solidarieta-ma-non-ci-fermeremo/3761451/ ) liée avant tout aux premiers secours et à l’hospitalité au sein de leurs propres logements, au soutien légal,mais aussi un travail de documentation et de dénonciation des violations des normes européennes même qui devraient réguler l’immigration. (https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/07/22/migranti-viaggio-sul-confine-tra-francia-e-italia-dove-leuropa-non-esiste-e-il-regolamento-di-dublino-e-ignorato/4498305/) Parmi les personnes arrêtées mercredi ne figure pas le visage le plus connu parmi les solidaires de la vallée, Cédric Herrou, (https://www.ilfattoquotidiano.it/2017/01/22/migranti-il-contadino-francese-che-rischia-il-carcere-per-aiutarli-faccio-quello-che-dovrebbe-fare-uno-stato-umanitario/3313835/) dèjà inculpé naguère , et encore en cours de jugement pour l’accompagnement de migrants vers Nice.

Le raid, déroulé selon les modalités autorisées par les nouvelles lois antiterrorisme, a été ordonné par le magistrat niçois, Alexander Julien, qui depuis des mois en quête pour chercher à désigner des personnes à accuser individuellement de» favoriser l’immigration clandestine», délit qui proccupe la préfecture des Alpes Maritimes même alors que, depuis une année en ce lieu, les passages par la vallée de la Roya se sont drastiquement réduits.

«Dans ce cas, ils se sont acharnés sur ceux qui se sont limités à secourir des personnes qui autrement seraient restées en pleine rue», expliquent des membres de l’association Roya Citoyenne. «Pendant l’interrogatoire, continuent-ils, ils ont essayé de démontrer qu’un des solidaires arrêtés aurait accompagné un certain «sans papier » d’Italie en France un jour donné, où notre ami se trouvait ….en Mongolie!

« Mon fils de 5 ans a été réveillé à l’aube par 9 personnes armées et sous ses yeux terrorisés , elles m’ont entraîné, menottes aux poignets, comme un délinquant, pendant que la maison était perquisitionnée de fond en combles, raconte à «ilfattoquotidiano.it» un des arrêtés, relâché lui aussi au début de l’après-midi de jeudi sans aucun chef d’inculpation, mais ne pouvaient-ils pas me convoquer par téléphone? J’y serai allé sans problème, je n’ai rien à cacher». D’après les dires des premières personnes relâchées (Suzel, Charlie, Catherine et Alain) il semble que les questions qui leur ont été posées pendant les 24 heures d’arrestation dans diverses casernes, soient relatives à des faits remontant à plusieurs mois : « Ils cherchaient de toutes els façons à nous faire nous contredire, mais ils n’ont rien trouvé qui pouvait nous incriminer au titre de favoriser l’immigration clandestine et nousa vons donc été relâchés sans aucun chef d’inculpation.

En essayant de contacter les bureaux du procureur niçois pour aovir plus d’information sur l’opération, aucune déclaration n’a pu être obtenue « et encore moins à des journalistes italiens!» En juin dernier, le Conseil Consitutionnel (français) s’est prononcé explicitement sur le «devoir de fraternité», réaffirmant que le soutien de personnes déjà rpésentes sur le sol français est licite même si ces personnes se trouvent en situation d’irrégularité concernant leurs papiers, repooussant ainsi toute hypothèse de «délit de solidarité»

«Le ressenti est qu’on veuille frapper et intimider qui offre sa solidarité individuelle spontanée, –explique à «ilfattoquotidiano.it» Elisabeth Pannelli, volontaire résidente à Saorge– le fait qu’ils aient voulu intervenir en un moment de totale tranquillité, en allant chercher les personnes les plus actives et cnnues pour leur engagement dans la vallée, est particulièrement significatif.

Dans la mattinée de jeudi six (sic!) organisations humanitaires (Amnesty, Cimade, Médecins du Monde, Secours Catholique, Tous Migrants) ont dénoncéla situation: La tentative de diviser se poursuit, entre els bons volontaires c’est à dire ceux qui se limitnt à secourir dans l’urgence, et les mauvais militants ,ou les mêmes personnes ajoutant à la solidarité la dénonciation de ce qui se passe sous leurs yeux»

En référence, il y a les témoignages que les associations continuent à diffuser, le dernier chronologiquement étant le récent rapport «Persona non grata» , dossier détaillé de l’Observatoire sur les Frontières de l’Anafé, (https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/10/11/ventimiglia-frontiera-senza-schengen-da-tre-anni-la-denuncia-procedure-violano-diritti-sono-un-costo-per-litalia/4671663/) où il est question de controles discriminatoires, de procédures irrégulières, de violation des droits des demandeurs d’asile, d’expulsions et de refoulements illégitimes, de privations de liberté injustifiées, d’obstacles au droit d’asile, de non-assistance aux mineurs, de vols, de violences avec des suites qui en plusieurs cas ont conduit à des blessures voire des morts». Selon les informations recueillies par les organisations non gouvernementales, il y aurait plus de trente corps sans vie trouvés entre 2016 et 2018 le long de la frontière franco-italienne, «sans compter ceux qui probablement sont encore introuvables à cause de la morphologie du territoire»

Parmi les sept arrêtés, deux ont refusé d’être assistés d’un avocat: «Parce qu’ aider les autres c’est l’essence de l’être humain et cela ne peut être un choix à défendre devant un tribunal et un objet de procédures judiciaires». Mais si pour les solidaires ce qu’il font rentre dans la liste des instruments de «résistance» garantis par les principes démocratiques et constitutionnels protégés en Europe comme en France, dans les faits se succèdent de continuels contrôles d’identité, profilage des solidaires, menaces de poursuites judiciaires, convocations chez le juge, perquisitions, détentions.»

Dans l’après-midi de jeudi est arrivé le communiqué de Roya Citoyenne: «Nous ne sommes pas des criminels, ni de dangereux terroristes. Nous ne sommes pas non plus des militants. Seulement des familles qui, si cela se présente, aident et accueillent dans leur propre logement des personnes en difficulté. Ces tentatives d’intimidation ne nous empêcheront pas de continuer à accueillir et aider ceux qui passent chez nous, après avoir, en de nombreux cas, frôlé la mort. L’histoire nous donnera raison, comme elle l’a fait pour tous ceux qui ont relevé la tête contre l’injustice et la barbarie»

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Francia, blitz a casa di chi aiuta migranti al confine: “Portati via in manette e rilasciati dopo più di 24 ore senza accuse”

Mercoledì, pochi minuti prima dell’alba, diverse pattuglie di agenti hanno fatto irruzione negli appartamenti di 7 membri del collettivo “Roya Citoyenne” che si occupa di ospitare e prendersi di cura delle persone che una volta oltrepassata la frontiera restano in mezzo a una strada. Da mesi il magistrato di Nizza, Alexander Julien, cerca di individuare persone da accusare per “favoreggiamento dell’immigrazione clandestina”

di Pietro Barabino | 15 Marzo 2019
https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/03/15/francia-blitz-a-casa-di-chi-aiuta-migranti-al-confine-portati-via-in-manette-e-rilasciati-dopo-piu-di-24-ore-senza-accuse/5038237/#

Contadini, insegnanti, guide alpine, pensionati. Sono queste le persone che tra il 2016 e il 2017 si sono unite nel collettivo “Roya Citoyenne” per sostenere il passaggio dei migranti, spesso minori, che si trovavano già in territorio francese, a pochi chilometri della frontiera di Ventimiglia, separati dal resto della Francia dalle strade e dai sentieri della Val Roja, tanto pericolosi quanto militarizzati. Mercoledì, pochi minuti prima dell’alba, diverse pattuglie di agenti della gendarmerie, in tenuta anti-sommossa, hanno fatto irruzione nelle abitazioni di sette di loro. Sintomo di come continuino, in Francia, le operazioni di controllo su persone e associazioni impegnate nella difesa dei diritti dei migranti che arrivano dall’Italia. Dopo più di 24 ore di fermo, sono stati rilasciati tutti e sette senza alcun capo di imputazione.

Un aiuto, quello di alcuni abitanti della Val Roja, documentato diverse volte da ilfattoquotidiano.it e legato prevalentemente al primosoccorso e all’ospitalità all’interno delle proprie abitazioni, nel sostegno legale, ma anche un lavoro di documentazione e denuncia rispetto alle violazioni delle stesse norme europee che dovrebbero regolare l’immigrazione. Tra le persone arrestate mercoledì non figura il volto più noto tra i solidali della Valle, Cedric Herrougià in passato indagato, e tutt’ora sotto processo, per l’accompagnamento di migranti verso Nizza.

Il blitz eseguito con modalità autorizzate dalle nuove leggi antiterrorismo è stato voluto dal magistrato di Nizza, Alexander Julien, che da mesi indaga per cercare di individuare persone da accusare per “favoreggiamento dell’immigrazione clandestina”, reato che occupa la Prefettura delle Alpi Marittime anche ora che, da un anno a questa parte, i passaggi dalla Val Roja si sono ridotti all’osso. “In questo caso si sono accaniti verso chi si è limitato a prendersi cura di persone che altrimenti sarebbero rimaste in mezzo a una strada“, spiegano dall’associazione Roya Citoyenne. “Durante l’interrogatorio – continuano – hanno provato a dimostrare che uno dei solidali fermati avrebbe accompagnato un determinato sans papier dall’Italia alla Francia in un giorno specifico, sostenevano di essere sicuri fosse lui, mentre proprio in quel periodo il nostro amico si trovava in Mongolia”.

“Mio figlio di 5 anni è stato svegliato all’alba da nove persone armate e sotto i suoi occhi terrorizzati mi hanno portato via in manette, come un delinquente, mentre la casa veniva perquisita da capo a fondo – racconta a ilfattoquotidiano.it una delle persone arrestate, rilasciata anche lei nel primo pomeriggio di giovedì senza alcun capo di imputazione – ma non potevano convocarmi con una telefonata? Sarei andato senza problemi, non ho nulla da nascondere”. Dalla testimonianza delle prime quattro persone rilasciate (Suzelle, Charlie, Catherine e Alain), sembra che le domande che gli siano state poste durante le oltre 24 di fermo in diverse caserme, riguardassero fatti risalenti a diversi mesi fa: “Cercavano in tutti i modi di farci contraddire, ma non hanno trovato nulla che potesse incriminarci per favoreggiamento e siamo stati rilasciati senza alcun capo di imputazione”.

Provando a contattare gli uffici del pubblico ministero di Nizza per avere maggiori informazioni sull’operazione, non vengono rilasciate dichiarazioni, “tantomeno a giornalisti italiani”. Lo scorso giugno, la Corte Costituzionale francese si è pronunciata esplicitamente sul “dovere della fraternità”, ribadendo come il sostegno di persone già presenti sul territorio francese è lecito anche se quest’ultime si trovino in condizioni di irregolarità con i documenti, respingendo quindi qualsiasi ipotesi di “reato di solidarietà”.

“La sensazione è quella che si voglia colpire e intimidire chi offre la propria solidarietà spontaneamente – spiega a ilfattoquotidiano.it Elisabetta Pannelli, volontaria residente a Saorge – particolarmente significativo il fatto che abbiano voluto intervenire in un momento di totale tranquillità, prelevando proprio le persone più attive e note per il loro impegno in Valle”.

Nella mattinata di giovedì è arrivata la denuncia di sei organizzazioni umanitarie (Amnesty, Cimade, Médicins du Monde, Secours Catholique, Tous Migrants): “Continua il tentativo di dividere tra volontari buoni, cioè coloro che si limitino a soccorrere nell’emergenza, e militanti cattivi, ovvero le stesse persone qualora uniscano alla solidarietà la denuncia di quanto avviene sotto ai loro occhi”.

Il riferimento è ai report che le associazioni continuano a diffondere, ultimo in ordine di tempo il recente “Persona non grata”, dettagliato dossier dell’Osservatorio sulle Frontiere dell’Anafé, dove si legge di controlli discriminatori, procedure irregolari, violazione dei diritti dei richiedenti asilo, espulsioni e respingimenti illegittimi, privazioni di libertà ingiustificate, ostacoli al diritto di asilo, non assistenza ai minori, furti, violenze e inseguimenti “che in diversi casi hanno portato anche a ferimenti e decessi”. Secondo le informazioni raccolte dalle organizzazioni non governative, sarebbero più di trenta i corpi senza vita trovati tra il 2016 e il 2018 lungo la frontiera franco-italiana, “senza contare quelli che con tutta probabilità risultano introvabili a causa della morfologia del territorio”.

Tra i sette fermati, almeno due hanno rifiutato la difesa di un avvocato: “Perché aiutare gli altri è la base dell’essere umani e non può essere una scelta da difendere in Tribunale e oggetto di procedimenti giudiziari”. Ma se per i solidali quello che fanno rientra tra gli strumenti di “resistenza” garantiti dai principi democratici e costituzionali protetti in Europa come in Francia, nei fatti “si susseguono continui controlli di identità, schedature dei solidali, minacce di procedimenti giudiziari, convocazioni a giudizio, perquisizioni, detenzioni”.

Nel pomeriggio di giovedì, intanto, è arrivato il comunicato di Roya Citoyenne: “Non siamo criminali, né pericolosi terroristi. Non siamo neppure ‘militanti’, solo famiglie che, se capita, aiutano e ospitano in casa propria persone in difficoltà. Questi tentativi di intimidazione non ci impediranno di continuare ad accogliere e aiutare coloro che passano da noi, dopo aver, in molti casi, sfiorato la morte. La storia ci darà ragione, come ha fatto per altri che hanno alzato la testa contro l’ingiustizia e la barbarie”.

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